Le Principe

Dans le monde du tout petit, c’est-à-dire des électrons et des photons, on ne peut pas mesurer la fois la vitesse et la position d’une particule. C’est le principe énoncé en 1927 par le physicien allemand Werner Heisenberg. Soit on connaît la vitesse, soit on connaît la position d’une particule, mais jamais les deux en même temps. Cette affirmation de la physique quantique, ses calculs et ses conséquences montrent qu’au cœur de la matière et des atomes, on ne peut pas tout saisir, ni mesurer, ni contrôler. Il reste des aspects d’incertitude ou de l’imprévisible.

 

Dans son livre « Le Principe » Jérôme Ferrari (Acte Sud 2015), présente Werner Heisenberg comme celui qui regarde par-dessus l’épaule de Dieu ; il se rend compte qu’il ne peut pas tout voir ni tout comprendre. La réalité garde son mystère. Elle fonctionne avec des principes que nous pouvons juste entrevoir.

 

Par ailleurs le fait même d’observer et de mesurer les particules modifie leur comportement. Car en les observant, on ne reste pas objectif, mais on entre en relation avec elles ce qui provoque inexorablement des modifications. (Voir à ce propos Carlo Rovelli : « Helgoland », Flammarion 2021).

 

La physique quantique est pour moi assez obscure. Elle est pourtant une image révélatrice de notre situation devant Dieu. Des incertitudes et des principes. Des mouvements et des ondes, des particules et de l’énergie. Le tout une source de vie et de sens. Il est d’autant plus significatif de se dire que je ne peux comprendre Dieu sans entrer en relation avec Lui et que précisément, la relation avec lui nous modifie profondément, Lui et moi!