Penser le tout

On nous a appris à séparer. Le noir du blanc, les hommes des femmes, les animaux des humains, le monde animal et végétal, les bons des mauvais, l’ivraie du bon grain… Comme s’il fallait séparer pour avancer, délimiter pour progresser, éliminer pour se sauver. Notre civilisation va dans ce sens. Séparer, délimiter, se sauver tout seul, discriminer.

Il faut être du bon côté. C’est tout. Le reste, la vérité, les pensées, l’éthique, les religions tout ceci n’est que secondaire. C’est ce qu’affirme l’économie, tant pis pour les grandes injustices qui s’observent aujourd’hui par exemple dans la distribution des vaccins. Tant pis pour les pauvres, pourvu que nous soyons à l’abri. Cette manière de vivre amène la ruine de la société, des relations, du climat et du monde.

Aujourd’hui et plus que jamais, il nous faut penser ensemble les humains de tous les pays, de toutes les pensées et de toutes les races. Penser les hommes avec les autres êtres vivants, les animaux, les plantes, car, et notre chair nous le rappelle, nous sommes des êtres vivants. C’est ensemble, avec les autres, que nous sommes vivants, aussi nous avons à prendre soin les uns des autres.

 L’âme et la conscience qui nous habitent ne sont pas là pour nous couper des autres ou pour nous glorifier d’une supériorité, mais bien plus pour nous souvenir que le lien que Dieu inscrit dans nos cœurs nous appelle à cultiver cette terre et à en partager ses bienfaits.

 

15. 7. 2021